Mercredi 27 Février 2008 / Le Mans-Lens 4-5

Demi final de la Coupe de la Ligue 2008

Il a fallu pourtant attendre 22 minutes avant de voir le premier but inscrit par Le Mans sur leur première véritable occasion du match, but signé Gervinho. 15 minutes plus tard, un long coup-franc de Monterrubio est dévié dans son propre but par Tulio De Melo. Peu avant la mi-temps, Le Mans pense rentrer aux vestiaires avec un but d'avance suite au but de Yebda a la 44e qui marque dans le but vide. Mais sur l'engagement, Nadir Belhadj adresse un long centre pour Loïc Remy qui, étrangement seul, reprend de volée et égalise juste avant la mi-temps. 2-2 à la pause, les lensois, deux fois menés au score, ont réussi à revenir a la marque. Au retour des vestiaires, Lens prend enfin l'avantage au score suite à un contre-attaque conclu par Aruna Dindane, Lens mène 3-2 après 52 minutes de jeu. 64e minute de jeu, magnifique ciseau d'Olivier Monterrubio qui trouve dans un premier temps le poteau de Pelé, puis la tête du malheureux gardien Manceau qui envoie le ballon dans les filets. Lens se voit déjà en finale en menant de deux buts l'équipe du Mans. C'est sans compter sur la combativité des Manceaux, qui, sur l'engagement, réduisent le score par l'intermédiaire de Matsui. Rien de bien inquiètant ? C'est tout le contraire car Le Mans enchaine un 4e but sur l'engagement suite à la frappe croisée de De Melo, deux buts en deux minutes, l'avantage lensois s'est effondré en autant de temps qu'il ne faut pour le dire. Plus rien ne sera marqué dans le temps réglementaire, malgré une légère domination lensoise qui manque le but du K.O à la 84e minute. Sur un énième corner lensois, Adama Coulibaly frappe à bout portant sur la barre transversale de Yohann Pelé. C'est donc une prolongation qui s'annonce sur une pelouse de Léon Bollée à la limite du pratiquable. Lens entame la prolongation comme elle avait fini la seconde période, c'est à dire sur une domination artésienne. Domination qui n'amène cependant pas de 9e but, on se dirige alors vers une séance des tirs au but.Mais à la 118e minute de jeu, Sidi Keita, auteur d'un malaise la semaine d'avant, propulse le Racing Club de Lens au Stade de France d'une lourde frappe aux 20 mètres, un pétard que Pelé ne peut qu'effleurer. 4-5, score final, au bout de la nuit Lens arrache son ticket pour le Stade de France

Commentateur : Denis Balbir et Xavier Graveleine de France 3

# Posté le samedi 11 avril 2009 05:10

Modifié le mardi 23 juin 2009 13:55

Mardi 19 mars 1996 / Bordeaux-Milan AC 3-0

Quarts de finale retour de la Coupe UEFA 1995/1996

En quarts de finale, les Milanais s'étaient imposés chez eux sur la pelouse de Stadio San Siro lors du match aller sur le score de 2 à 0. Largement favoris pour la qualification en demi-finale, avec notamment un but sur coup-franc de Roberto Baggio à l'aller, les Italiens vont déchanter. A l'époque, au niveau national, les Girondins sont mal en point frisant les dernières places du championnat. Ceci avait causé un changement d'entraîneur : Slavoljub Muslin ayant été remplacé par Gernot Rohr.
L'ambiance lors de la rencontre est électrique, le public poussant des joueurs, qui n'ont rien à perdre. À la quatorzième minute, suite à une transversale de Witschge, Lizarazu, capitaine des Girondins récupère le ballon, efface Costacurta pour offrir le premier but à Tholot seul au deuxième poteau, Bordeaux mène (1-0). La seconde mi-temps commence sur le même rythme que la fin de la première avec une domination qui semble bordelaise. À la 64e minute, suite à une faute sur le côté gauche du but milanais, un coup-franc est donné pour les Girondins. Zinedine Zidane le tire rentrant mais le dos de l'arbitre Monsieur Cakar renvoie le ballon au second poteau. Dugarry reprend la balle pour le 2 à 0. Six minutes plus tard, Zidane remonte le ballon et offre un caviar deux temps à Dugarry qui attend que la balle le dépasse pour inscrire le troisième but des Girondins d'une frappe soudaine, but de la qualification et de la victoire bordelaise. Le stade du Parc Lescure est alors en fusion !
Malgré des tentatives de Weah, dont une frappe en fin du match lors d'une mésentente de la défense bordelaise, Milan s'incline lourdement. Il ne semblait rien pouvoir arriver à Bordeaux. Ce jour là, le Milan AC a essuyé sa première défaite européenne par 3 buts d'écart depuis 1978 (contre Manchester City).

Commentateur : Michel Platini de _CANAL +_

# Posté le jeudi 07 mai 2009 17:13

Modifié le mardi 23 juin 2009 13:57

Mardi 23 Aout 2005 / OM-La Corogne 5-1

Final Retour de la Coupe Intertoto 2005

Authentique exploit de l'Olympique de Marseille qui s'est qualifiée pour la Coupe de l'UEFA, en infligeant une correction à La Corogne (5-1) lors de la finale retour de la Coupe Intertoto. Face à une équipe espagnole réduite à neuf, les Marseillais, qui ont eux fini la rencontre à dix, ont inscrit quatre buts lors d'un seconde période de folie.

Niang a signé un doublé. Et si cette finale retour de Coupe Intertoto lançait enfin la saison marseillaise. Au fond du gouffre en championnat après seulement quatre journées disputées, les Olympiens ont réalisé un véritable exploit, pour obtenir leur billet en Coupe de l'UEFA. Dans un match aux multiples rebondissements, l'OM a su renverser la tendance du match aller perdu au Riazor 2 à 0, et livrer une énorme performance dans son antre du Vélodrome pour, au final, infliger une correction à La Corogne (5-1). Une gifle donnée à une équipe espagnole, habituée ces dernières années à jouer les premiers rôles sur la scène européenne...

Les 50 000 spectateurs marseillais qui avaient fait le déplacement en ont eu pour leur argent tellement le scénario de la rencontre s'est révélé rocambolesque. Tout d'abord, l'OM réalisait une entame parfaite puisqu'à peine le coup d'envoi donné, Ribéry, ouvrait la marque en reprenant un coup franc surpuissant de Taiwo mal repoussé par Molina (1-0, 4e). Malheureusement pour les Français, la suite de la première période n'a pas été aussi heureuse. Dans la foulée, les Galiciens profitaient d'une erreur de la défense marseillaise, fébrile en début de partie, pour égaliser. Auteur d'une jolie parade pour repousser une frappe de Pablo, Carasso manquait de communication avec Lamouchi pour dégager le ballon, et Jorge Andrade, qui rôdait, en profitait pour fusiller le gardien olympien à bout portant (1-1, 7e).

Une dernière demi-heure à couper le souffle.
Puis, deux minutes plus tard, après un début de bagarre générale au centre du terrain, l'arbitre de la rencontre, M. Ivanov, voyait rouge et renvoyait aux vestiaires Ribéry et Duscher (9e). Si les hommes de Jean Fernandez se créaient quelques occasion par la suite, les deux formations rentraient aux vestiaires sur un score de parité qui contraignait l'OM a marquer par trois fois lors des quarante cinq dernières minutes, condition sine qua none pour accéder à la Coupe de l'UEFA. De retour sur le pré après le quart d'heure de repos, l'OM poussait et se créait un bon paquet d'occasions sans pour autant concrétiser. Jusqu'au moment où Meite profitait d'un corner pour catapulter le ballon de la tête dans la lucarne gauche de Molina et ainsi redonner espoir à un public qui sentait que tout pouvait encore arriver (2-1, 65e). D'autant plus que La Corogne allait terminer la rencontre à neuf après l'expulsion de Capdevilla (70e).

Puis la réussite se tournait vers les Olympiens lorsque sur un dégagement du portier espagnol, pressé par Niang, le ballon rebondissait sur le Sénégalais pour finir sa course dans les buts vides (3-1, 73e). Restait alors un quart d'heure à Marseille pour arracher sa qualification. Et ce fut chose faite quand Niang, d'une belle frappe du droit, trompait Molina pour la deuxième fois de la soirée (4-1, 87e). Le Vélodrome pouvait chavirer. D'autant que pour parachever le succès, Oruma, au terme d'un joli slalom dans la défense adverse, trouvait le petit filet des buts galiciens pour le cinquième but olympien (5-1, 90e). Un dénouement incroyable pour une équipe marseillaise qui a eu le mérite de toujours y croire dans cette rencontre. Son parcours en Coupe Intertoto, qui lui a coûté des plumes en ce début de championnat, se termine en apothéose et va redonner confiance à un groupe miné par ses récentes piètres performances en championnat.

Commentateur : Christophe Josse et Jean-Marc Ferreri M6

# Posté le jeudi 07 mai 2009 16:38

Modifié le mardi 23 juin 2009 13:58

Mardi 22 Octobre 2002 / Arsenal-Auxerre 1-2

4ème journée de Ligue des Champions 2002-2003

L'AJA s'est imposée (2-1) dans l'antre d'Arsenal, avec de la maîtrise et un c½ur énorme. Un véritable exploit, qui relance les Bourguignons.
Dans un match où ils n'avaient plus rien à perdre, les Auxerrois ont eu une superbe réaction d'orgueil pour malmener et battre logiquement Arsenal chez lui. Une victoire historique, qui peut leur donner d'autres ambitions pour l'avenir en Ligue des champions. La surprise de Guy Roux pour ce match, c'était le retour d'Olivier Kapo comme deuxième attaquant, avec Benjani. Retour aussi, par rapport au match de Lyon, de Teemu Tainio en milieu récupérateur. De ce fait, Gonzalez passait sur le banc et Lachuer reprenait son poste de milieu droit. Fadiga retrouvant celui de milieu gauche. Côté Gunners, hormis le retour de Ljungberg à la place de Touré, c'était aussi le même groupe de titulaires, avec Robert Pires, dans un premier temps sur le banc. Kapo et Fadiga surprennent
de round d'observation avec, d'entrée de jeu, du rythme, de l'action et un récital de techniciens, malgré une pelouse fusante, accélérant encore la transmission du ballon. Wiltord et Henry sont les premiers à mettre le feu dans le camp auxerrois. On craint le pire et les souvenirs du match aller reviennent en mémoire. Mais sans conséquences. Tout le monde attaque. L'AJA, jusqu'alors timorée en Ligue des champions, semble décidée à jouer crânement sa chance et fait plaisir à voir. Le pressing auxerrois surprend, et Kapo, qui n'a pas joué en compétition depuis le match aller, encore plus. Suite à une montée de Jaurès côté gauche et une ouverture pour Benjani, le Zimbabwéen se présente devant Seaman qui ne peut maîtriser son tir. Lachuer qui suivait récupère, mais sa frappe s'envole, alors que le but est grand ouvert (6e minute). Ce n'est que partie remise, deux minutes plus tard, avec une touche anodine côté droit de Lachuer qui sert Kapo. Pour une fois, le grand Olivier ajuste sa mire et tente sa chance après deux contrôles pour juger de la situation. Une frappe du gauche à ras de terre, travaillée, qui surprend Seaman masqué par ses défenseurs et qui ne peut qu'effleurer le ballon, qui rentre à la base de son poteau droit (1-0, 8e). La démonstration auxerroise continue, même si Kanu, sur un centre en retrait d'Henri, tire au-dessus (11e), juste avant une frappe des 20 mètres (20e).

La moitié du chemin

On a du mal à croire que les Auxerrois donnent une telle leçon d'efficacité aux Gunners. Surtout quand Boumsong, sur une montée rageuse, vient mettre le bazar dans la surface des Anglais. Il sert Benjani, le ballon est contré pour Fadiga, qui surgit sur le côté gauche et vient lober l'infortuné Seaman de près. Incroyable mais vrai, l'AJA mène 2-0 à Higbury (26e). La situation est chaude pour les joueurs de Wenger, qui appuient un peu plus sur l'accélérateur. Kanu (31e) ne cadre pas une frappe croisée et Fabien Cool ne fait son premier arrêt que quatre minutes plus tard sur une frappe lointaine de Lauren, à 25 mètres. Il intervient encore sur un coup franc d'Henri pour enlever un ballon chaud sur la tête de Kanu (36e), puis sur un centre en retrait du même Kanu (38e). Le retour des vestiaires promet du très chaud sur la pelouse. Arsenal, survolté par un public anglais en transe, pousse tant et plus. Auxerre plie mais ne rompt pas. Henri échappe à Mexès côté droit, pour un centre parfait vers Kanu, bien seul pour fusiller Cool (1-2, 53e). Arsenal a fait la moitié de son retard. Reste l'autre !... Le match devient fou-fou, le spectacle est à la hauteur de l'événement. D'autant que l'AJA s'offre une occasion monumentale en contre, où Seaman sauve le troisième but auxerrois miraculeusement devant Benjani, puis Fadiga (57e). L'AJA s'arrache vraiment et tient le choc sous les boulets des Gunners, qui ne parviennent que difficilement à cadrer. La rentrée de Pires, attendue par tout Arsenal, va-t-elle changer quelque chose (71e) ? Wenger lance même Touré, un joueur offensif de plus à la place de Lauren (77e). Jaurès sauve aussi un ballon chaud devant Wiltord (79e), mais l'AJA résite et résiste encore. Elle tient son exploit. Auxerre s'impose à Highbury, demontrant que la volonté peut parfois permettre d'abattre des montagnes... même si Arsenal n'a pas semblé au mieux au plan de la fraîcheur.

Commentateur : Anglais?

# Posté le mardi 23 juin 2009 12:31

Modifié le mardi 23 juin 2009 13:50

Mercredi 06 Mai 2009 / Chelsea-Barcelone 1-1

Demi-final retour de la Ligue des Champions 2008-2009

Magnifique !


Commentateur : Christian Jean-Pierre et Jean-Michel Larqué de TF1

# Posté le mardi 23 juin 2009 13:30

Modifié le mardi 23 juin 2009 14:00